Le 92 devrait être plus humain et plus vert

La course au logement

Caroline[i], la cinquantaine, nous explique ses difficultés à trouver un logement pas cher à Antony. 

Logement social

J’ai vécu à Antony lorsque j’étais enfant. Ma mère y habite toujours, elle vit seule dans un studio, elle est malade. Je suis revenue à Antony en février 2020, j’ai trouvé un emploi à temps partiel mais cela ne permet pas de payer un loyer dans le privé. J’ai pu d’abord être hébergée par des connaissances. J’ai déposé en septembre 2020 une demande de logement social mais on m’a prévenu que je n’aurais pas de proposition avant environ 4 ans. J’ai aussi demandé un logement dans le cadre du DALO (droit au logement opposable), j’ai du faire deux demandes, apparemment mon dossier était incomplet, puis on m’a répondu que ma demande était rejetée parce qu’elle était trop récente : pourtant, sans l’aide de mes amis j’aurais été à la rue… Ce qui m’a le plus embêtée, c’est que toutes les démarches sont à faire en ligne, il n’y a pas moyen de s’expliquer avec quelqu’un, par exemple pour la maladie de ma mère. Comme je n’ai ni ordinateur ni imprimante, il a fallu que des copains m’aident à scanner les documents et à les transmettre. En février dernier, j’ai trouvé une colocation avec des étudiants, je n’ai pas droit à l’aide au logement parce qu’elle est calculée sur l’année précédente et j’attends toujours une réponse à ma demande de logement social.


[i] Le prénom a été modifié

Nos propositions pour que ça cesse :

  • Augmentation des constructions de logements sociaux (mobilisation des réserves foncières, subventions et garanties d’emprunts aux bailleurs sociaux)
  • Restauration des services publics de proximité